Prophète pour notre temps (1 A): Daniel Chap. 2

Série: Prophète pour notre temps

Série de quatre études bibliques sur les prophéties révélées principalement dans le livre de Daniel. Ces conférences ont été enregistrées en mai 1992.

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Texte

Prophète pour notre temps (1)

Daniel 2

J'ai pensé que nous pourrions nous intéresser au livre de Daniel parce qu'il est, dans son ensemble, un message tellement percutant pour notre génération et tellement d'actualité. Nous vivons des temps excessivement sérieux, surtout en Europe, mais aussi dans le monde tout entier, lequel semble vaciller littéralement ; chacun s'autorise à penser que nous sommes en train de connaître les douleurs de l'enfantement d'un nouvel ordre mondial, au plan économique, au plan politique, au plan religieux. Voilà pourquoi j'ai pensé à Daniel. Avec le thème que vous savez : Daniel prophète pour notre temps.

Évidemment, il aurait fallu lire le livre de Daniel dans son intégralité pour pouvoir le saisir. Combien d'entre vous l'ont déjà étudié ? Nous essaierons de nous tenir près des textes, le plus souvent pour ne pas, disons, parler en l'air du livre sans avoir des points de repère précis, autant que faire se peut.

Chapitre 2

La seconde année du règne de Nebucadnetsar, Nebucadnetsar eut des songes. Il avait l'esprit agité, et ne pouvait dormir.

Le roi fit appeler les magiciens, les astrologues, les enchanteurs et les Chaldéens, pour qu'ils lui disent ses songes. Ils vinrent et se présentèrent devant le roi.

Le roi leur dit : J'ai eu un songe ; mon esprit est agité, et je voudrais connaître ce songe. Les Chaldéens répondirent au roi en langue araméenne : O roi, vis éternellement ! Dis ce songe à tes serviteurs, et nous en donnerons l'explication. Le roi reprit la parole et dit aux Chaldéens : La chose m'a échappé ; si vous ne me faites connaître le songe et son explication, vous serez mis en pièces, et vos maisons seront réduites en un tas d'immondices. Mais si vous me dites le songe et son explication, vous recevrez de moi des dons et des présents, et de grands honneurs. C'est pourquoi dites-moi le songe et son explication. Ils répondirent pour la seconde fois : Que le roi dise le songe à ses serviteurs, et nous en donnerons l'explication. Le roi reprit la parole et dit : Je m'aperçois, en vérité, que vous voulez gagner du temps, parce que vous voyez que la chose m'a échappé. Si donc vous ne me faites pas connaître le songe, la même sentence vous enveloppera tous ; vous voulez vous préparer à me dire des mensonges et des faussetés, en attendant que les temps soient changés. C'est pourquoi dites-moi le songe, et je saurai si vous êtes capables de m'en donner l'explication. Les Chaldéens répondirent au roi : Il n'est personne sur la terre qui puisse dire ce que demande le roi ; aussi, jamais roi, quelque grand et puissant qu'il ait été, n'a exigé une pareille chose d'aucun magicien, astrologue ou Chaldéen. Ce que le roi demande est difficile ; il n'y a personne qui puisse le dire au roi, excepté les dieux, dont la demeure n'est pas parmi les hommes.

Là-dessus, le roi se mit en colère et s'irrita violemment. Il ordonna qu'on fit périr tous les sages de Babylone. La sentence fut publiée, les sages étaient mis à mort, et l'on cherchait Daniel et ses compagnons pour les faire périr.

Alors Daniel s'adressa d'une manière prudente et sensée à Arjoc, chef des gardes du roi, qui était sorti pour mettre à mort les sages de Babylone ; il prit la parole et dit à Arjoc, commandant du roi : Pourquoi la sentence du roi est-elle si sévère ? Arjoc exposa la chose à Daniel. Et Daniel se rendit vers le roi, et le pria de lui accorder du temps pour donner au roi l'explication. Ensuite Daniel alla dans sa maison, et il instruisit de cette affaire Hanania, Mischaël et Azaria, ses compagnons, les engageant à implorer la miséricorde du Dieu des cieux, afin qu'on ne fit pas périr Daniel et ses compagnons avec le reste des sages de Babylone.

Alors le secret fut révélé à Daniel dans une vision pendant la nuit. Et Daniel bénit le Dieu des cieux. Daniel prit la parole et dit : Béni soit le nom de Dieu, d'éternité en éternité ! A lui appartiennent la sagesse et la force. C'est lui qui change les temps et les circonstances, qui renverse et qui établit les rois, qui donne la sagesse aux sages et la science à ceux qui ont de l'intelligence. Il révèle ce qui est profond et caché, il connaît ce qui est dans les ténèbres, et la lumière demeure avec lui. Dieu de mes pères, je te glorifie et je te loue de ce que tu m'as donné la sagesse et la force, et de ce que tu m'as fait connaître ce que nous t'avons demandé, de ce que tu nous as révélé le secret du roi.

Après cela, Daniel se rendit auprès d'Arjoc, à qui le roi avait ordonné de faire périr les sages de Babylone ; il alla et lui parla ainsi : Ne fais pas périr les sages de Babylone ! Conduis-moi devant le roi, et je donnerai au roi l'explication. Arjoc conduisit promptement Daniel devant le roi, et lui parla ainsi : J'ai trouvé parmi les captifs de Juda un homme qui donnera l'explication au roi. Le roi prit la parole et dit à Daniel, qu'on nommait Belschatsar : Es-tu capable de me faire connaître le songe que j'ai eu et son explication ? Daniel répondit en présence du roi et dit : Ce que le roi demande est un secret que les sages, les astrologues, les magiciens et les devins ne sont pas capables de découvrir au roi. Mais il y a dans les cieux un Dieu qui révèle les secrets, et qui a fait connaître au roi Nebucadnetsar ce qui arrivera dans la suite des temps. Voici ton songe et les visions que tu as eues sur ta couche. Sur ta couche, ô roi, il t'est monté des pensées touchant ce qui sera après ce temps-ci ; et celui qui révèle les secrets t'a fait connaître ce qui arrivera. Si ce secret m'a été révélé, ce n'est point qu'il y ait en moi une sagesse supérieure à celle de tous les vivants ; mais c'est afin que l'explication soit donnée au roi, et que tu connaisses les pensées de ton cœur.

Ô roi, tu regardais, et tu voyais une grande statue ; cette statue était immense, et d'une splendeur extraordinaire ; elle était debout devant toi, et son aspect était terrible. La tête de cette statue était d'or pur ; sa poitrine et ses bras étaient d'argent ; son ventre et ses cuisses étaient d'airain ; ses jambes, de fer ; ses pieds en partie de fer et en partie d'argile. Tu regardais, lorsqu'une pierre se détacha sans le secours d'aucune main, frappa les pieds de fer et d'argile de la statue et les mit en pièces. Alors le fer, l'argile, l'airain, l'argent et l'or furent brisés ensemble et devinrent comme la balle qui s'échappe d'une aire en été ; le vent les emporta, et nulle trace n'en fut retrouvée. Mais la pierre qui avait frappé la statue devint une montagne et remplit toute la terre.

Voilà le songe. Nous en donnerons l'explication devant le roi.

O roi, tu es le roi des rois, car le Dieu des cieux t'a donné l'empire, la puissance, la force et la gloire. Il a remis entre tes mains, en quelque lieu qu'ils habitent, les enfants des hommes, les bêtes des champs et les oiseaux du ciel, et il a fait dominer sur eux tous : c'est toi qui es la tête d'or.

Après toi, il s'élèvera un autre royaume, moindre que le tien ; puis un troisième royaume, qui sera d'airain, et qui dominera sur toute la terre. Il y aura un quatrième royaume, fort comme du fer ; de même que le fer brise et rompt tout, comme le fer qui met tout en pièces. Et comme tu as vu les pieds et les orteils en partie d'argile de potier et en partie de fer, ce royaume sera divisé ; mais il y aura en lui quelque chose de la force du fer parce que tu as vu le fer mêlé avec l'argile. Et comme les doigts des pieds étaient en partie de fer et en partie d'argile, ce royaume sera en partie fort et en partie fragile.

Tu as vu le fer mêlé avec l'argile, parce qu'ils se mêleront par des alliances humaines ; mais ils ne seront point unis l'un à l'autre, de même que le fer ne s'allie point avec l'argile.

Dans le temps de ces rois, le Dieu des cieux suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit, et qui ne passera point sous la domination d'un autre peuple ; il brisera et anéantira tous ces royaumes-là, et lui-même subsistera éternellement.

C'est ce qu'indique la pierre que tu as vue se détacher de la montagne sans le secours d'aucune main, et qui a brisé le fer, l'airain, l'argile, l'argent et l'or. Le grand Dieu a fait connaître au roi ce qui doit arriver après cela. Le songe est véritable et son explication est certaine.

Alors le roi Nebucadnetsar tomba sur sa face et se prosterna devant Daniel, et il ordonna qu'on lui offrit des sacrifices et des parfums. Le roi adressa la parole à Daniel et dit : En vérité, votre Dieu est le Dieu des cieux et le Seigneur des rois, et il révèle les secrets, puisque tu as pu découvrir ce secret. Ensuite le roi éleva Daniel et lui fit de nombreux et riches présents ; il lui donna le commandement de toute la province de Babylone, et l'établit chef suprême de tous les sages de Babylone.

Daniel pria le roi de remettre l'intendance de la province de Babylone à Schadrec, Méschac et Abed-Nego. Et Daniel était à la cour du roi.

Nous allons passer en revue quelques préliminaires concernant ce livre.

Le prophète Daniel a été choisi par Dieu pour traiter d'une période très précise que le Christ, bien après lui, a qualifié de temps des nations. En Luc 21/24, Jésus a dit : Jérusalem sera foulée aux pieds par les nations, jusqu'à ce que les temps des nations soient accomplis. Or ce temps des nations a commencé avec la déportation de Juda en Babylonie, c'est-à-dire du temps du roi Jojakim, roi de Juda vers l'an 605 avant Jésus-Christ C'est donc à cette période, dans cette année-là, qu'a commencé ce que Jésus a donc appelé le temps des nations, qui doit se poursuivre jusqu'au retour de Jésus-Christ, mais jusqu'à son retour en gloire ; non pas jusqu'à l'enlèvement de l'Église que nous attendons avec impatience, mais jusqu'à son retour en gloire, ceci signifiant que nous vivons à l'heure qu'il est le temps des nations. Pourquoi ce temps des nations ? Il correspond à la période pendant laquelle tout pouvoir a été ôté au peuple d'Israël pour être confié à d'autres nations, à d'autres empires, à d'autres gouvernements. Et ces empires, en particulier ces quatre empires dont il a été question à propos de la statue du chapitre 2, représentent ce temps des nations. C'est à eux que ce pouvoir, jusqu'alors dans les mains d'Israël, a été confié. En d'autres termes, il correspond au temps où les païens auront le pouvoir à la place d'Israël. Parce que l'on se pose souvent la question : à l'origine, quel a été le dessein de Dieu vis-à-vis d'Israël ? Pour ne pas nous fourvoyer, appelons en aux Saintes Écritures qui l'ont précisé de façon tellement claire depuis tellement de temps.

Quel était le dessein de Dieu vis-à-vis d'Israël après l'avoir libéré du pays d'Égypte pour le conduire jusqu'en Canaan sous la conduite de Moïse ? Nous lisons quelques textes au livre du Deutéronome au chapitre 28 à partir du verset premier. Souvent ceci échappe aux chrétiens eux-mêmes, mais c'est tellement important dans nos temps de retrouver la prophétie d'une manière générale, parce que tant de choses, annoncées depuis si longtemps, se réalisent sous nos yeux de façon époustouflante, de façon étonnante : à nous en émerveiller littéralement !

Si tu obéis à la voix de l'Éternel ton Dieu, en observant et en mettant en pratique tous ses commandements que je te prescris aujourd'hui, l'Éternel, ton Dieu, te donnera la supériorité sur toutes les nations de la terre. Tel était le dessein de Dieu à l'origine vis-à-vis de son peuple : la supériorité sur toutes les nations de la terre. Or Israël n'a pas détenu cette supériorité sur toutes les nations de la terre ! Parce qu'Israël a désobéi à la voix de l'Éternel son Dieu, le pouvoir lui a été retiré pour être remis à d'autres nations, et en particulier aux quatre empires, en commençant par celui de Babylone, puis celui des Mèdes et des Perses, ensuite celui de la Grèce et enfin celui de Rome. Cependant cette supériorité sur toutes les nations de la terre, Israël la retrouvera. Quand ? Au retour de Christ. Au retour en gloire de Jésus-Christ, lorsque Christ viendra pour régner sur toutes les nations de la terre. Alors Israël sera réintégré dans ses prérogatives anciennes, surtout à partir du moment où il se convertira à Jésus-Christ, selon une prophétie du prophète Zacharie, si claire à cet égard. Nous continuons dans le livre du Deutéronome au verset 36. Nous pouvons être stupéfaits de voir que Dieu, par Moïse, quelque mille ans avant Daniel (Moïse a vécu environ mille ans avant Daniel)… Mais comment ce Moïse a-t-il pu annoncer les temps de Daniel en ces termes : Si tu désobéis à la voix de l'Éternel ton Dieu, l'Éternel te fera marcher, toi et ton roi que tu auras établi sur toi, vers une nation que tu n'auras point connue, ni toi ni tes pères. Et là, tu serviras d'autres dieux, du bois et de la pierre. Et tu sera un sujet d'étonnement, de sarcasme et de raillerie, parmi tous les peuples chez qui l'Éternel te mènera ? Il est curieux qu'il soit question là de déportation ! De déportation, mille ans avant celle qu'a connue Daniel.

Au verset 41, à propos de déportation, de captivité : Si tu désobéis à la voix de l'Éternel ton Dieu, tu engendreras des fils et des filles ; et ils ne seront pas à toi, car ils iront en captivité. Que c'est étonnant ! Beaucoup bien entendu, mettent en doute certains écrits de la Parole de Dieu, prétextant qu'ils ont été ajoutés après coup parce qu'on ne pouvait pas énoncer aussi longtemps à l'avance des prédictions aussi précises. Pourtant, là : Tu auras des fils et des filles ; et ils ne seront pas à toi car ils iront en captivité. Et puis encore, Ésaïe par exemple, a annoncé, semble-t-il avec plus de précision, Daniel et ses compagnons… (Ésaïe 39 verset 5). C'était à propos d'une faute commise par Ézéchias vis-à-vis de Babyloniens et Ésaïe déclare à Ézéchias : Écoute la parole de l'Éternel des armées ! Voici, les temps viendront où l'on emportera à Babylone tout ce qui est dans ta maison et ce que tes pères ont amassé jusqu'à ce jour ; il n'en restera rien, dit l'Éternel. Et l'on prendra de tes fils, qui seront sortis de toi, que tu auras engendrés, pour en faire des eunuques dans le palais du roi de Babylone. Ézéchias répondit à Ésaïe : La parole de l'Éternel, que tu as prononcée, est bonne ; car, ajouta-t-il, il y aura paix et sécurité pendant ma vie. C'est très exactement ce qui s'est opéré lors de la déportation de Juda, avec Daniel qui était issu de race royale comme il est précisé au chapitre premier et qui avait servi au palais du roi Nebucadnetsar comme serviteur, ainsi que ses compagnons. Quelle précision dans ces prophéties ! Or quand nous savons qu'Ésaïe a prophétisé cela environ un siècle avant Daniel, c'est encore littéralement époustouflant ! Nous savons qu'Ésaïe était un prophète remarquable, il a même avancé le nom de Cyrus si longtemps avant la naissance de Cyrus ! Alors que je traitais un jour de cette question, un prêtre qui se trouvait dans la salle me lança : " Je ne comprends pas, vous croyez vraiment qu'il n'y a pas plusieurs Ésaïe ? Comment se fait-il qu'il ait annoncé au chapitre 45 de son livre qu'un roi Cyrus viendrait en faveur d'Israël ? Croyez-vous qu'Ésaïe aurait pu inventer un tel nom tant de temps avant l'avènement de Cyrus, avant même sa naissance ? " Je lui répondis : " Je crois en l'inspiration des Écritures et dans ce grand Dieu qui révèle les secrets et peut annoncer les choses avant qu'elles ne se réalisent. Évidemment, ceux qui refusent de croire dans le miracle de l'inspiration en réfèrent à tout ce que vous voulez comme explication pour se tirer d'affaire, mais pour ce qui nous concerne, nous croyons réellement la Parole de Dieu, inspirée, oracle de Dieu de son début à son terme, parfaitement inspirée, cette Parole absolument sans erreur, dans ses originaux bien entendu, cette Parole de Dieu qui réellement est notre autorité, notre seule autorité en matière de foi, de vie chrétienne, en matière de vie de façon générale également.

Pour commencer, disons que les temps de Daniel avaient été annoncés par des prophètes que l'Éternel avait suscités bien avant les temps de Daniel. Et c'est là encore une affaire qui, si elle échappe très souvent aux chrétiens eux-mêmes, n'a pas échappé à certains théologiens libéraux qui ont tenté de détruire non seulement Daniel mais aussi Ésaïe et d'autres prophètes.

Voilà donc de quoi traite le livre de Daniel : du temps des nations. Gardons cela à l'esprit jusqu'à notre dernière rencontre. Si nous perdons de vue cela, nous risquons de nous égarer. Il traite de ce temps des nations qui a débuté avec la déportation sous Jojakim roi de Juda en l'an 605 avant J.C, jusqu'au retour en gloire de notre Seigneur Jésus-Christ pour son règne sur la terre. C'est un premier point. Mais il ne traite pas uniquement de ce point-là, il traite de points particuliers se situant dans cette période, il traite d'Antéchrist à paraître et je dirais que le livre de Daniel a vocation de traiter du retour en gloire de notre Seigneur Jésus-Christ : ça, c'est la figure majeure, la figure clé (Daniel 7 par exemple), ce Fils de l'homme venant sur les nuées du ciel. Ce livre a aussi vocation de traiter de certains antéchrists et surtout de l'Antéchrist final, qui sera arrêté dans sa vie sur la terre comme dans ses actions par le retour en gloire de notre Seigneur Jésus-Christ. Gardez cela en tête, Daniel n'a pas cessé de viser l'Antéchrist pour le dénoncer, le faire connaître et surtout de le révéler dans ce qu'il sera au niveau de son tempérament, de sa mentalité et surtout de tous ses pouvoirs. C'est fou ce que Daniel peut révéler à propos de l'Antéchrist final et d'autres antéchrists parce que l'apôtre Jean nous fait savoir qu'il y en a eu plusieurs, qu'il y en aura encore et que pour finir, tous ces antéchrists trouveront leur incarnation dans l'Antéchrist final que viendra détruire le retour en gloire de notre Seigneur Jésus-Christ.

Un autre point que nous révèle le prophète Daniel, c'est que Dieu est le Maître de l'Histoire. Il est même le Seigneur de l'Histoire, le Seigneur incontesté de l'Histoire. Même si les hommes pensent qu'ils mènent l'Histoire par leur puissance et leur pouvoir, ils dépendent de Dieu. Et là nous aurions plusieurs textes à lire, déjà en Daniel chapitre 1 verset 1 : La troisième année du règne de Jojakim, roi de Juda, Nebucadnetsar, roi de Babylone, marcha contre Jérusalem.

Le Seigneur livra entre ses mains Jojakim, roi de Juda (nous lisons bien cela, le Seigneur livra Jojakim entre les mains de Nebucadnetsar) et une partie des ustensiles de la maison de Dieu. Nebucadnetsar emporta les ustensiles au pays de Schinear, dans la maison de son Dieu, il les mit dans la maison du trésor de son Dieu. Nous savons qu'un jour, Belschatsar au chapitre 5 avait osé se servir de ces instruments, pris par Nebucadnetsar dans le temple même de Jérusalem, afin de festoyer au cours d'une orgie et c'est à cette occasion-là qu'il avait vu cette inscription : cette main qui écrivait " compté, pesé, et divisé " Avec les prophéties qui en étaient résultées.

Il est écrit : Le Seigneur le livra. Il est le maître de l'Histoire. Ce n'est pas en raison de son armée plus puissante que celle de Juda que Nebucadnetsar avait remporté la victoire, c'est le Seigneur qui l'avait permis parce qu'Il avait annoncé ces choses bien à l'avance. Le Seigneur avait permis cette captivité de Juda en Babylonie. Il est arrivé moult fois, dans les Saintes Écritures, qu'une petite armée en Israël ait pu battre de grandes armées ennemies, ceci est certainement dans votre esprit. Et nous allons voir l'histoire d'Alexandre le Grand : lorsqu'il s'en était pris aux Perses, il avait eu une toute petite armée comparée à celle, longtemps très puissante, des Mèdes et des Perses, qui avait été littéralement écrasée par celle d'Alexandre le Grand ; une toute petite armée à sa disposition, mais tellement motivée que les Perses n'avaient pas pu tenir devant lui. Alors ce n'est pas parce qu'on dispose d'une armée puissante et grande que l'on est assuré de la victoire, en fait c'est Dieu qui mène l'Histoire et la conduit de façon incontestable et, pour ce qui nous concerne, ces choses avaient été annoncées si longtemps avant qu'elles ne se réalisent. Maître de l'Histoire, c'est donc Dieu qui la conduit.

A propos de Nebucadnetsar au chapitre 2 et au verset 28 (c'est Daniel qui s'adresse à Nebucadnetsar parce que Dieu lui avait révélé l'explication du songe de la statue) : Il y a dans les cieux un Dieu qui révèle les secrets, et qui a fait connaître au roi Nebucadnetsar ce qui arrivera dans la suite des temps. N'y a-t-il pas quelque chose qui peut être étrange et surprenant ? Il est bien dit que Dieu a fait connaître à Nebucadnetsar ce qui doit arriver dans la suite des temps : Dieu connaît donc la suite des temps, Il connaît l'évolution de l'Histoire et c'est Lui qui mène les choses même si les hommes pensent que ce sont eux. Mais rien ne vous étonne ? Que Dieu ait révélé à un païen ! On dit très souvent que Dieu ne révèle rien aux païens.

Vous savez, quand le Général de Gaulle avait parlé " l'Europe de l'Atlantique à l'Oural ", on n'avait pas accepté cette idée, on l'avait pris pour un fou ! Mais pensons à ce que nous vivons, à ce que Gorbatchev n'a cessé de demander avant son élimination : faire partie de la maison commune de l'Europe, de l'Atlantique à l'Oural. Le Seigneur est souverain, et Il accorde des révélations à qui Il veut. C'est vrai dans la Bible et c'est vrai hors de la Bible. Il nous faut bien entendu, faire très attention et nous pouvons nous étonner que Dieu n'ait pas révélé cela pour commencer à Daniel, qui aurait été beaucoup plus apte qu'un roi païen à saisir une telle prophétie. Ceci prouve que Dieu reste souverain et qu'Il fait ce qu'Il veut.

Ensuite Il a donc révélé l'explication de cette statue à Daniel, lequel était allé vers Nebucadnetsar afin de la lui expliquer. Il reste néanmoins que Dieu avait fait des révélations fabuleuses à ce roi ! C'est à Nebucadnetsar qu'Il a révélé le temps des nations parce que le temps des nations commençait avec ce roi, pour se terminer au retour en gloire de Notre Seigneur Jésus-Christ. Nous serions en droit de dire : Mais Seigneur, Tu aurais dû révéler une telle vision, non pas à un païen, mais à un enfant de Dieu, à un prophète !

Eh bien non, le Seigneur est souverain, Il fait ce qu'Il veut.

Il reste néanmoins que le roi serait resté perplexe si Daniel n'était pas intervenu avec l'explication que vous savez. Par conséquent, Daniel a joué un très grand rôle dans la compréhension de la révélation de cette statue pour le roi Nebucadnetsar.

Et puis encore, toujours à propos des préliminaires, la Bible nous révèle des choses remarquables quant à notre Dieu au sujet des prédictions jusqu'à la fin. En Ésaïe 42, les versets 8 et 9 affirment que réellement Dieu prédit des choses justes et qui se réalisent. Ésaïe 43 versets 9 à 13 ; Ésaïe 45 versets 21 à 23 ; Ésaïe 46 versets 8 à 10. Ce qui est intéressant aussi, c'est qu'il soit dit en Jérémie 10 verset 7 que, bien que des nations rejettent l'Éternel et n'en veuillent pas pour leur Dieu, Dieu reste le Roi des nations. Vous savez que Dieu est le Roi de la France, heureusement ! Nous devons L'en bénir. Voilà pourquoi il nous est demandé de prier pour nos autorités. Le Président de la République ne sait pas qu'il est là parce que Dieu l'a voulu, il faudrait peut-être le lui révéler, mais il reste néanmoins que Dieu a conduit les choses pour notre pays. La Bible dit qu'il n'est pas d'autorité en place qui ne soit voulue de Dieu et que nous devons être de bons citoyens, soumis à nos autorités du moins tant que ces autorités ne s'opposent pas à Dieu, à sa Parole, à son message, à Christ. A ce moment-là, il nous est demandé de ne pas obéir, afin d'obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes. Mais tant que nos autorités nous accordent toute liberté, en tous cas celle dont nous pouvons jouir dans notre pays, par grâce, nous sommes tellement heureux de pouvoir exercer notre foi librement, notre culte librement, de ce que nous pouvons prêcher l'Evangile librement ! C'est une grâce que Dieu nous accorde, même si ce gouvernement peut ignorer qu'il ait été mis en place par la volonté de Dieu !

Dieu est le Roi des nations, mais ce que Dieu avait souhaité à l'origine par Israël c'était d'être le Maître de l'Histoire de façon directe, en commandant, en orientant, en gouvernant par le biais de ce peuple, par le choix de ce peuple, par le choix du pays d'Israël lui-même, appelé dans les Saintes Écritures le pays de Dieu. Le pays d'Israël n'est même pas le pays du peuple d'Israël, c'est le pays de Dieu. Nous nous souvenons de cette parole au livre du Lévitique, de l'Éternel à Israël : Vous êtes ici sur cette terre chez moi. Vous êtes là comme étrangers, c'est Moi le propriétaire du pays d'Israël. C'est quand même remarquable ce que A l'origine, Dieu avait voulu un pays au centre des continents, avec un peuple se situant au centre, au carrefour des continents, passage obligé pendant des générations. A partir de là, Israël devait rayonner de sa foi, son message, son témoignage jusqu'aux extrémités de la terre. Israël a complètement manqué à sa vocation première, mais il la retrouvera ainsi que ce ministère lors du retour en gloire du Seigneur Jésus, en particulier dans le Millénium.

Dieu reste le Roi des nations, mais pour le temps présent, de façon indirecte, parce que les nations ignorent que c'est Dieu qui mène les choses, et elles ne dépendent pas directement de Dieu, bien que ce soit Dieu qui les dirige. Un jour, à partir de son trône qui se situera à Jérusalem, Christ, parce que descendant de David, règnera sur toute la terre par son peuple, celui d'Israël, qui deviendra le peuple missionnaire au cours du Millénium, dans le but de porter justement le message de Christ jusqu'aux extrémités du monde. A ce moment-là, Dieu retrouvera un règne, un gouvernement direct sur toutes les nations. Pendant le temps des nations, son règne se réalise de façon indirecte par le biais de nations qui n'ont pas placé leur confiance en Lui.

En Actes 17/26, il est précisé que c'est Dieu qui a donné à chaque pays ses frontières. Parfois ces frontières ont été tracées de façon sanglante, meurtrière, au travers de guerres qui ont duré et ont été pénibles pour les peuples. Il reste néanmoins ce que Dieu affirme par la bouche de l'apôtre Paul : Il a fait que tous les hommes, sortis d'un seul sang, habitassent sur toute la surface de la terre, ayant déterminé la durée des temps et les bornes de leur demeure. Donc si notre pays se présente sous la forme d'un hexagone, ce n'est pas parce que dans le passé, en France, des hommes l'ont voulu ainsi, mais c'est parce que Dieu avait décidé que la France se présenterait avec cette forme-là. La Suisse, la Belgique seraient de petits pays. La Russie, les États-Unis, de grands. C'est Dieu qui a fixé les limites des nations. Et un autre texte dans le livre du Deutéronome nous fait savoir que c'est en fonction d'Israël que Dieu a pu déterminer toutes ces choses. Ceci peut rester mystérieux, ce sera une question de plus que nous aurons à Lui poser un jour, lorsque nous serons introduits dans son ciel de gloire.

Mais il faut aussi dire que dans ce livre de Daniel, il y a énormément de prophéties. Des prophéties ambiguës : des prophéties qui devaient se réaliser à moyen terme, mais doivent encore se réaliser à partir de ces mêmes textes. Ceci est très souvent rencontré dans les prophéties d'une façon générale au plan biblique.

Par exemple, Daniel a abondamment parlé d'Antiochus Épiphane. Mais au travers d'Antiochus Épiphane (quelque chose d'inouï, ces précisions à propos de la période des Macchabées etc.), au travers d'Antiochus Épiphane, donc, et du temps des Macchabées, Daniel a aussi annoncé l'Antéchrist final qui n'est pas encore apparu en même temps que la grande persécution et la tribulation de Jacob, qui ne se sont pas encore réalisées. Dans un premier temps, c'est le cliché qui est là sur le projecteur, et sur l'écran, c'est la fin des temps. Voilà pourquoi je parle d'ambiguïté c'est-à-dire de choses qui s'amplifient au cours de l'histoire et qui aboutissent sur les temps de la fin en vue de leur réalisation complète à partir de ces prophéties.

Regardons vers une chaîne de montagnes. J'étais en Suisse dernièrement, j'ai pu admirer la chaîne du Mont-blanc, une chaîne absolument splendide, on a l'impression que les pics sont alignés, qu'ils se situent sur un même plan, mais c'est tout à fait faux. Il y a entre ces pics de grandes vallées qui passent inaperçues parce que justement, à partir du lieu où on les considère, il n'est pas possible d'envisager ces vallées entre ces cimes et ces pics. Ainsi en est-il de ces prophéties : une série de cimes mais entrecoupées de vallées.

Antiochus Épiphane et l'Antéchrist final, il y a quand même pas mal de siècles qui représentent ce type de vallées pouvant passer inaperçues à la première lecture de Daniel et même à la limite, ceci peut sembler assez confus mais tout devient tellement clair lorsqu'on creuse la question et lorsque l'on garde à l'esprit ce que je viens de dire.

Quand on aborde ce livre de Daniel, il faut aussi savoir que c'est un des livres qui a été le plus attaqué par le libéralisme. Il a été attaqué parce que l'on n'a pas voulu croire que Daniel ait pu annoncer l'avenir en même temps que l'Histoire. Vous savez que pour beaucoup de nos théologiens libéraux, il y a plusieurs Daniel : en fait disent-ils, on s'est trompé pour finir, plusieurs Daniel se sont retrouvés dans un seul livre de Daniel, puisque, pour ceux qui ont étudié la question, ce livre a été écrit en partie en hébreu et en partie en araméen, et qu'il a annoncé dans un détail qui force l'admiration, des prédictions qui se sont réalisées de façon démente par exemple du temps des Macchabées (Daniel 11) ! Juste que beaucoup (et souvent des théologiens qui se sont dits chrétiens) ont refusé de croire que l'on pouvait annoncer des choses aussi précises tant de temps avant qu'elle ne se réalisent.

Restons dans les préliminaires de ce livre. Je le disais : parce qu'il n'était pas possible dans l'esprit de certains qu'un Daniel unique ait pu annoncer avec force détails des événements comme ceux liés à d'Alexandre le Grand, imagé par ce bouc au chapitre 8 de Daniel, pour s'en prendre au bélier avec ses deux cornes pour le détruire. Évidemment c'est tellement remarquable de précision que si l'on ne croit pas dans le miracle de Dieu, dans l'inspiration plénière, totale et entière des Saintes Écritures, on ne peut pas accepter ces choses.

Au troisième siècle après Jésus-Christ , un certain Porphyre, néo-platonicien malheureusement, avait justement mis en question l'inspiration de ce livre. Pourquoi ? Parce qu'il avait découvert que s'il devait accepter tel quel le livre de Daniel, dans le chapitre 11 des versets 1 à 36, il aurait vu sa réalisation au niveau de cent cinquante prophéties. Imaginez qu e dans le seul chapitre 11 de Daniel, cent cinquante prophéties qu'il avait annoncées se sont réalisées dans les années qui ont suivi Daniel, alors même que ni Antiochus Épiphane, ni Alexandre le Grand n'avaient encore vu le jour ! Et Porphyre s'est exclamé : " Mais ce n'est pas possible que Daniel ait pu ainsi annoncer des empires avec autant de précisions, il y a eu plusieurs Daniel ! Il y a eu certainement un Daniel du temps des Macchabées qui a joué aux historiens pour raconter ce qui s'était passé de son temps. " Prenez le temps de jeter un œil sur ce qu'il est convenu d'appeler "les apocryphes", qui ne sont pas des livres inspirés, mais cependant des livres remarquables. Lisez donc par exemple le livre des Macchabées, et vous verrez tout ce que Daniel a annoncé et qui s'est produit dans une abondance étonnante de précisions. Voilà pourquoi on a eu tant de peine à accepter ce que Daniel a annoncé. Alors certains ont conclu qu'un autre Daniel avait vécu du temps des Macchabées et vécu ces grandes persécutions, vécu le règne d'Antiochus Épiphane, lequel a été une figure de l'Antéchrist. Et une fois toutes ces choses réalisées, il s'était mis à écrire et on a ajouté ses écrits à ceux de Daniel.

Eh bien non ! Bien heureusement, il n'y eu qu'un seul Daniel.

Alors l'argument massue : pourquoi le livre de Daniel n'a-t-il pas été écrit uniquement en hébreu ? Pourquoi a-t-il été écrit en partie en araméen ? Il faut savoir que du chapitre 2 au chapitre 7, c'est la langue araméenne qui a été employée. Mais parce que l'on ignore que, du temps des Perses surtout, l'araméen était la langue internationale du Moyen-Orient, et qu'on parlait cette langue depuis les Indes jusqu'en Éthiopie, et qu'en fait, partout dans ces territoires du Proche et du Moyen-Orient, l'araméen était la langue officielle en même temps qu'internationale. Et puis, pourquoi du chapitre 2 au chapitre 7 ? Parce que dans ces textes-là, Dieu, par Daniel, s'adressait aux nations : ceci est merveilleux ! Aux nations qui parlaient justement l'araméen en ce temps-là afin qu'un message soit porté à partir du livre de Daniel. Ceci aussi échappe très souvent aux chrétiens eux-mêmes, alors on comprend tout à fait que Dieu ait voulu que certains chapitres soient écrits en araméen parce qu'Il s'adressait également aux païens, lesquels parlaient l'araméen. Ainsi ce message avait été reçu par certains. Ensuite, cette langue a pris fin avec Alexandre le Grand qui avait envahi tout le royaume des Mèdes et des Perses jusqu'aux frontières de l'Inde, et le grec avait été la langue imposée à tous ces pays conquis. C'est à partir de là que l'on a commencé à parler en grec, et voilà pourquoi la Bible parle souvent des Grecs, parce que le grec, langue parlée par Paul et d'autres, s'était affirmé comme la langue internationale qui avait supplanté la langue araméenne.

Au travers de Daniel, Dieu avait adressé tout un message en araméen au peuple païen d'alors. Pendant longtemps, l'Histoire n'avait pas trouvé trace d'un certain Belschatsar, celui qui avait vu justement cette main écrire sur la muraille et qui l'avait " trouvé léger " (Daniel 5/25) et auquel avait été justement annoncé qu'il serait battu par les Perses et les Mèdes et que son royaume serait conquis. Comme on n'a pas trouvé trace de ce Belschatsar, alors évidemment, ceci avait alimenté la polémique. Des tablettes avaient révélé que ce Belschatsar avait été vice-roi et que ceci pouvait expliquer pourquoi il avait mis Daniel au défi : " Si tu me donnes l'explication de cette main qui avait écrit compté, pesé, divisé etc., tu seras le troisième, mais pas le deuxième. " Il ne pouvait pas être le deuxième parce que c'est Belschatsar qui l'était. Ces tablettes cunéiformes ont révélé que lui était vice-roi de son père Nabonide, alors Daniel ne pouvait être que le troisième et ceci avait confirmé ce que la Parole de Dieu annonçait : Je ferai de toi le troisième personnage de mon royaume. Il ne pouvait pas être le deuxième.

A partir de ce qui vient d'être dit, le livre de Daniel est là pour confirmer la vérité de la Parole de Dieu, pour confirmer son inspiration. Et nous ne devons pas du tout mettre en doute ce livre, mais croire que réellement, Dieu nous l'a voulu inspiré, placé dans les Saintes Écritures pour nous instruire, nous faire du bien et nous annoncer des choses qui doivent nous arriver bientôt.

Dans ce chapitre 2, après cette introduction des préliminaires, il y a la révélation d'une statue, d'une immense statue. La statue d'un homme, révélant ce temps des nations à partir de Nebucadnetsar qui en était la tête, la tête d'or. Puis le royaume des Perses et des Mèdes, avec la poitrine et les bras. Le royaume grec avec le ventre et les cuisses ensuite, enfin l'empire romain avec les jambes et les pieds.

Pourquoi la statue d'un homme ? Pour nous persuader et persuader Nebucadnetsar que cette statue devait annoncer des empires humains sur cette terre. Voilà pourquoi la statue d'un homme. Mais vue par Nebucadnetsar cette statue d'un homme immense trouve toujours sa projection au niveau de bêtes dans le livre de Daniel au chapitre 7. Dans ce chapitre 7, il s'agit de quatre bêtes. Au chapitre 2, il s'agit toujours d'un homme, comme coupé en tranches jusqu'aux orteils. Pour ce qui est du chapitre 7, il est question de bêtes, toujours à propos de ces mêmes quatre empires. L'empire babylonien représenté par un lion ailé. Le royaume des Mèdes et des Perses représenté par un ours. Le royaume de la Grèce représenté par un léopard ailé, et le royaume de Rome par une bête indéfinissable parce que si cruelle que sa cruauté dépassait la cruauté de la plus féroce des bêtes. Ceci nous attend, en réalité, nous n'y sommes pas encore, mais nous allons entrer dans ces temps. Mais nous croyons que l'Eglise sera enlevée avant même que l'Antéchrist exerce son règne sur cette terre.

Alors dans un premier temps, un homme. Dans un deuxième temps, des bêtes. Pourquoi cela ? Eh bien simplement pour que nous comprenions qu'humanité (cet homme avec ses quatre empires) sans divinité (parce ces empires ont marché sans Dieu bien qu'ils aient été quand même sous l'empire de Dieu), qu'humanité sans divinité, donc, verse dans la bestialité. Or, l'empire babylonien a été réellement l'empire d'une bête. L'empire médo-perse également. Quant à Alexandre le Grand, n'en parlons pas, et encore davantage avec Rome. Et voilà pourquoi nous versons, à l'heure qu'il est, dans la bestialité sur tous les plans. Nous sommes entrés dans une phase critique de notre Histoire où l'homme se ravale au niveau de la bête. Et la Bible dit que plus l'homme se détache de Dieu et tourne le dos à Dieu, plus il verse dans un état de bête, dans un état de bestialité. Imaginez un peu la violence que nous connaissons à notre époque. Imaginons aussi la corruption sur tous les plans, en particulier la corruption au plan sexuel avec tous ses débordements. L'homme se ravale au niveau de la bête. Regardons un peu ces hommes qui s'entretuent, se déchirent un peu partout dans le monde malgré leur éducation, malgré leur religion. Tout à coup, l'homme découvre en lui un état bestial épouvantable. Avec le règne de l'Antéchrist, nous allons verser, verser encore dans un état de bestialité plus féroce que tout ce que nous avons pu connaître précédemment dans notre Histoire. Une immense statue d'homme (au chapitre 2), une grande statue, massive, d'une splendeur remarquable mais à la fois terrible de frayeur, ceci est dit verset 31 : Ô roi, tu regardais, et tu voyais une grande statue ; cette statue était immense, et d'une splendeur extraordinaire ; elle était debout devant toi et son aspect était terrible. Donc une statue immense, à la fois extraordinaire mais aussi effrayante. Ce qui était remarquable à propos de cette statue, c'est que sa tête était d'or. Le buste était d'argent. Le ventre et les cuisses, d'airain. Les jambes, de fer. Les orteils, de fer et d'argile. Il doit y avoir là quelque chose d'étonnant qui devrait nous accrocher. Quoi ? La détérioration ! Oui, la dégradation ! L'or se détériorant en quelque sorte, dans un premier temps en argent, là cela pouvait encore passer. Puis en airain, ensuite en fer et en argile. Comme nous le savons, l'or a plus de valeur que l'argent, l'argent que l'airain, l'airain que le fer et le fer que l'argile. Il y a donc là, manifestement un message destiné à nous faire mesurer cette détérioration au niveau de ces empires jusqu'à la phase finale qui manifestera cette apostasie dont la Bible nous entretient. Dans son poids et sa densité, l'or comme vous le savez est plus lourd que l'argent. L'argent est plus lourd que l'airain. L'airain plus lourd que le fer. Le fer plus lourd que l'argile. Il y a donc là, imagée, une détérioration au niveau des civilisations depuis celle de Babylone jusqu'à cette dernière civilisation qui sera l'empire romain ressuscité, cette bête qui reprendra vie à la fin des temps et dont il est question au livre de l'Apocalypse. Mais heureusement il est aussi question d'un cinquième royaume qui lui, ne faisait pas partie de cette symbolisation et a été métaphorisé dans l'image d'une pierre venue frapper le bas de la statue. C'est-à-dire ses pieds afin de l'entraîner dans sa chute : cette pierre, bien entendu, comme l'a expliqué Daniel lui-même, symbolisait le Royaume de Dieu, lequel doit être établi sur cette terre au jour du retour de Christ, au jour du retour en gloire du Seigneur Jésus-Christ.

Cette statue commençant par cette tête d'or et se terminant par ces pieds de fer et d'argile représente à nos yeux une sorte de colosse, une statue immense, un colosse aux pieds d'argile qui connaîtra sa fin, qui ne l'a pas encore connue, mais qui marche vers sa fin et comme nous nous situons à l'heure qu'il est au niveau des pieds, nous ne sommes donc pas loin de l'effondrement de cette statue. Ceci peut nous faire trembler mais pour nous, qui avons un autre horizon que celui du monde, quelle bénédiction ! Quelle grâce ! Mais il faut néanmoins l'enseigner au monde perdu et ne pas toujours regarder uniquement à nos privilèges. Il faut regarder aussi à ce monde qui se meurt et qui verse de plus en plus dans un esprit apostat comme jamais, semble-t-il, auparavant.

Maintenant, passons en revue rapidement ces royaumes.

Babylone, la tête d'or. Il n'est pas étonnant que l'or ait été le symbole de Babylone. Pourquoi ? Vous savez que Babylone était située sur l'Euphrate dans la région actuellement appelée Irak. En Genèse chapitre 2 aux versets 11 et 12 : Le nom du premier est Pischon ; c'est celui qui entoure tout le pays de Havila, où se trouve l'or. L'or de ce pays est pur. Babylone était fondée sur un sol très riche en minerai d'or. Ceci est déjà révélé dans les premières pages de la Parole de Dieu. Un éminent historien du nom d'Hérodote avait visité Babylone et ceci 70 ans après la chute de l'empire de Babylone, et il rendit témoignage qu'il n'avait jamais vu autant d'or ailleurs que dans cette ville. L'or était présent partout et l'or était véritablement roi à Babylone en même temps que l'idole des Babyloniens. Je crois que c'est ce qui a précisément constitué un piège pour Israël, qui s'était retrouvée en quelque sorte en captivité derrière des barreaux en or massif. C'est aussi la raison pour laquelle si peu d'Hébreux étaient rentrés de Babylone du temps d'Esdras, de Néhémie, car retenus par la richesse de Babylone, retenus par l'or. Seule une petite poignée était revenue de captivité. Le reste, les dix tribus, était resté là-bas et s'était mélangé aux gens sur place, et avait certainement connu les tribulations par lesquelles était passé cet empire. Mais par rapport au nombre qui avait été déporté, seule une minorité était rentrée de Babylone. Cet or avait été le piège d'Israël à Babylone. Et ce n'est pas nous qui avons décidé que la tête en or représentait Babylone, c'est l'explication de Daniel donnée au roi en ces termes au chapitre 2 verset 38 : C'est toi qui es la tête d'or. Voilà la révélation de Daniel à Nebucadnetsar. Et nous savons que Nebucadnetsar est né à Babylone, à quelque quarante-trois ans du temps de Daniel, mais son royaume avait duré soixante-dix ans. Le royaume s'étendait d'Égypte en Israël en passant par le Golfe persique, c'était donc un royaume assez considérable. Mais il est important de retenir ce qui suit parce que nous allons vers un gouvernement mondial. Ceci a commencé avec un royaume d'une certaine dimension. Mais le royaume qui a suivi a été plus grand, celui des Mèdes et des Perses. Encore plus grand, l'empire grec et puis beaucoup plus grand encore l'empire romain, jusqu'aux pieds qui s'étendront alors à l'humanité toute entière parce que la Bible rapporte que l'Antéchrist règnera sur le monde entier.

Ce royaume de la tête à partir du commencement du temps des nations en 605 a duré jusqu'en l'an 538 avant Jésus-Christ, parce que c'est en l'an 538 avant Jésus-Christ que les Mèdes et les Perses avaient supplanté le règne et le royaume de Babylone.

Nous passons à la deuxième phase :

Le royaume des Mèdes et des Perses avait duré de l'an 538 à l'an 323 avant Jésus-Christ Voilà donc une tranche d'années correspondant à ce règne des Mèdes et des Perses figuré dans la statue par la poitrine et les bras faits d'argent. Un bras représentant les Mèdes et l'autre, les Perses. Mais il est précisé au verset 39 du chapitre 2 : Après toi, il s'élèvera un autre royaume, moindre que le tien. Et dans cette expression, il est précisément fait allusion déjà à une première détérioration. On passe de l'or à l'argent. Il reste cependant que ce royaume a été plus vaste que celui de Babylone.

Selon l'Histoire toujours, parce que l'Histoire nous vient en aide à cet égard, l'usage et le commerce de l'argent étaient très importants dans le royaume des Mèdes et des Perses. Et c'est à partir de cette époque, rapporte l'historien grec Hérodote, que l'on développa l'idée des taxes d'une façon générale. On n'est pas très heureux avec cela puisque nous sommes en pleine période des impôts ! Cela vient des Mèdes et des Perses (ils n'ont pas été chics). Cette idée a été retenue ensuite un peu partout, mais on développa alors de façon assez considérable le principe de la taxation généralisée, prélevée bien sûr en argent.

Voilà pour le royaume des Mèdes et des Perses.

Puis a suivi le royaume de la Grèce de l'an 323 à l'an 30 avant Jésus-Christ, l'an 30 ayant correspondu essentiellement à l'invasion romaine de la Palestine, les Romains étant arrivés là à partir de l'île de Chypre en l'an 30 avant Jésus-Christ

Quant à la Grèce, et dans l'explication qu'en a donné Daniel à Nebucadnetsar, il s'agissait d'un royaume s'étendant à toute la terre, toute la terre connue à l'époque, bien entendu. Mais ne perdons pas de vue que la Grèce s'était développée de façon considérable tout autour de la Méditerranée. Les Grecs avaient donc envahi le nord de l'Afrique, l'Égypte, une partie de l'Europe, l'Asie Mineure, le Moyen-Orient et, par Alexandre, jusqu'aux frontières de l'Inde, Alexandre avait même pris l'Afghanistan ainsi que des pays appartenant aux Indes.

Le bronze ou l'airain parlent de jugement. Alexandre le Grand a été en jugement aux pays du Moyen-Orient. Il a été quelqu'un d'absolument abominable. Il a été une figure de l'Antéchrist, certainement un des hommes les plus intelligents que la terre ait jamais porté. L'Antéchrist sera comme cela. Imaginez qu'Alexandre le Grand a accédé au trône de son père à l'âge de 21 ans, il était très jeune. Â l'âge de 23 ans, il a commencé d'envahir le monde. Un général de 23 ans ! En dix ans, cet homme a conquis le monde connu d'alors, sur lequel il régnait depuis l'Europe jusqu'aux Indes en passant par l'Égypte, sur l'Iran, la Syrie, Babylone, toute l'Afrique du Nord et puis à 33 ans, il est mort au cours d'une orgie à Babylone. Il a quitté son pays à 23 ans et n'y est jamais retourné, tellement il était animé d'un esprit de conquête, et en cela, il est une des figures les plus impressionnantes de l'Antéchrist.

Il a été le symbole de l'airain. Que de massacres, que de sang a été versé par Alexandre le Grand ! C'est peut-être l'homme qui, au niveau de ces royaumes, a versé le plus de sang. On se pose des questions à propos de Rome qui a aussi versé le sang, on ne sait pas. Quand on pense au massacre de Tyr ! Alexandre le Grand avait intimé à Tyr de se rendre, il avait posé certaines conditions. Tyr ayant refusé, Alexandre avait rasé la ville sans aucun ménagement. D'ailleurs Flavius Josèphe, historien juif du premier siècle après Jésus-Christ, a rapporté dans son ouvrage Les antiquités Juives que lorsqu'Alexandre le Grand avait envahi Jérusalem, ce souverain sacrificateur en Israël avait montré à Alexandre (chapitres 7 et 8) qu'il était lui, Alexandre, annoncé par les Écritures et qu'il réalisait alors l'une des prédictions de la Parole de Dieu. C'est donc cet historien juif qui a rapporté ces choses. Ceci montre bien qu'il n'y a pas eu un autre Daniel relatant l'invasion des Grecs bien après la vie de Daniel, mais que c'est Daniel qui avait prophétisé l'avènement d'Alexandre le Grand dominant sur toute la terre. Le bronze donc parle de jugement. Et de façon absolument impitoyable, ce fut avec Alexandre le Grand le jugement de toute la terre. Son règne s'étendait de l'Égypte à une partie de l'Europe, dans pratiquement toute l'Asie Mineure, jusqu'à la frontière des Indes, jusqu'en Afrique du Nord.

Ensuite, nous en arrivons à Rome, et nous terminons avec elle, à partir de l'an 30 : les jambes de fer. Nous pouvons dire que jusqu'aux chevilles, ou jusqu'au cou de pied, il s'était agi de la Rome impériale, cet empire qui avait largement débordé celui d'Alexandre le Grand. Avec deux jambes, figurant les deux empires, parce que l'empire romain s'était ensuite scindé en empire d'Occident et en empire d'Orient. Un empire, celui de l'Occident, avait pu durer jusqu'en l'an 500 après Jésus-Christ, et cet empire d'Occident avait été mis par terre par les barbares, par les vandales, Rome ayant été surprise par cette attaque alors qu'elle s'était vouée à la corruption, fascinée par les jeux auxquels elle s'était adonnée littéralement, surtout les courses de chars et d'autres jeux, ceux d'argent. A propos de jeux d'argent, il y aurait beaucoup à dire parce que c'est une des caractéristiques de notre temps. Nous vivons un peu comme Rome en son temps quand elle a été surprise par une attaque fulgurante barbare qui l'avait anéantie. L'empire d'Occident donc en l'an 500 à l'ouest, et en l'an 1453, l'empire d'Orient à l'est, et ce, par les Turcs. Aucun autre empire n'approcha, même de loin, la puissance de Rome. Aucun autre empire ne fut aussi puissant que la Rome impériale qui a littéralement tout brisé sur son passage, qui a tout écrasé. Et les légions romaines étaient réellement réputées pour leur puissance et leur force. Ces deux jambes figurent aussi la conquête et la marche en avant en même temps que l'écrasement des peuples qui voulaient s'opposer à cette Rome impériale. Mais ses jambes se sont prolongées dans ses orteils.

Nous disions que notre génération se situe au niveau de ces orteils-là, en partie de fer et en partie d'argile. Il s'agit effectivement d'une résurrection de cet empire romain dont nous entretient Apocalypse 13 ; lisez les textes qui touchent à la résurrection de la bête qui avait été blessée à mort et qui retrouve vie. Nous en arrivons-là au cours des siècles. Il s'est trouvé des hommes qui ont eu la vision de reconstituer l'empire romain. Charlemagne, lui, voyait le saint empire romain germanique, et il avait tout fait pour reconstituer ce saint empire romain germanique. Charles Quint avait eu ensuite cette même vision. Quant à Napoléon, qu'était-il allé faire jusqu'en Israël, jusqu'en Égypte ? Évidemment, il représente un type d'Antéchrist. Et puis Hitler très certainement, et aujourd'hui la reconstitution de l'empire romain au niveau de pays qui se sont meurtris les uns les autres, qui se sont blessés à mort et veulent à présent se mettre ensemble pour éviter de nouveaux affrontements, sans nul doute beaucoup plus sérieux que précédemment avec les arsenaux nucléaires que vous savez. Et c'est par besoin de sécurité sur tous les plans que l'Europe est en train de se construire. Rome avait installé partout la paix romaine. Paix et sécurité : on parlait très souvent de la pax romana. Cette même pax romana, l'Antéchrist l'établira sur la terre, sur toute la terre. Le symbole de Rome était la paix, la paix imposée par la force et l'épée. L'Antéchrist fera exactement de même à partir de nations qui se sont entretuées, pour les regrouper sous une même bannière au niveau d'une politique commune, d'une économie commune et d'une religion commune. Nous sommes en train de marcher à fond dans cette direction et nous en frémissons. Nous allons à grands pas vers ce type de situation. Ce sera exactement cet empire romain ressuscité qui dominera cette fois non seulement sur les empires sur lesquels a dominé Rome, mais sur l'ensemble du monde. De ce point de vue, Jean-Marie Le Pen avait dit juste à propos du traité de Maastricht : toutes les fois où il intervenait et où j'ai pu l'entendre, il prévenait les Français : " Attention, l'Europe, c'est un premier pas vers un gouvernement mondial. Il y aura d'abord un gouvernement européen très puissant et le second pas, ce sera un gouvernement à partir de l'Europe sur le monde entier. " Vous savez, on a vu tout à l'heure que Dieu est capable de révéler certaines choses à des païens.

Mais quelle joie ! Sans le secours d'aucune main, une pierre doit venir mettre à terre cette statue, c'est-à-dire le royaume de l'homme, oui l'empire de l'homme, le pouvoir de l'homme afin de mettre à la place de royaume de Dieu, le règne de Christ et nous avons hâte qu'Il revienne, n'est-il pas vrai ?

Il n'est pas dit que nous n'aurons pas à Le voir venir, il se peut que Dieu nous accorde en tant qu'Église de Le voir arriver. Il se peut que nous ayons à Le voir monter. La Bible parle de sa parousie, imaginez comme elle parle de la parousie de Jésus-Christ, de son avènement en 2 Thessaloniciens 2. Alors là on peut penser que l'Eglise pourrait le discerner, le remarquer, peut-être même le dénoncer, avant d'être raptée au ciel au retour de Jésus-Christ pour son enlèvement.

Que le Seigneur nous garde, qu'Il nous fasse du bien, qu'Il nous enseigne ces choses.

Nous pourrions terminer par la prière.

Notre Père, nous Te disons un grand merci pour ta parole : elle est tellement remarquable, tellement inspirée, tellement vraie, tellement exacte que nous en sommes encouragés en même temps que fortifiés. Que cette Parole, que nous allons encore sonder ensemble, nous fasse du bien ! Seigneur qu'elle nous tienne avertis des choses qui sont devant nous et qui sont aussi au milieu de nous aujourd'hui, afin que nous puissions marcher d'une façon qui T'honore, Te glorifie, Seigneur, que nous fassions réellement attention à ce monde qui verse dans un esprit apostat comme, nous semble-t-il, jamais précédemment. Seigneur, Tu nous veux séparés du monde au plan moral et spirituel bien que nous vivions dans ce monde. Seigneur, enseigne-nous ces choses et dans les soirs qui viennent, si Tu permets que nous les vivions, que nous apprenions encore directement de Toi, des choses admirables que nous pourrions serrer dans nos cœurs pour les méditer et pour qu'elles puissent alimenter en même temps notre foi et notre espérance au nom de Jésus.