Prépare ton avenir 1 le scandale du sang

Série: Prépare ton avenir

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Prépare ton avenir (2)

Le scandale du sang contaminé

Carnières (Belgique) 28 mai 1994

Dans le cadre du thème général "Prépare ton avenir", j'ai pensé traiter du sujet suivant : le scandale du sang contaminé et je crois que nous sommes tous concernés par ce scandale qui nous a… éclaboussés en France, en Belgique comme au Canada.

Nous introduisons cette conférence par plusieurs lectures ; la première est en Marc au chapitre 7 et au verset 21, un texte de Christ Lui-même :

Car c'est du dedans, c'est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les impudicités, les meurtres, les vols, les cupidités, les méchancetés, la fraude, le dérèglement, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans, et souillent l'homme.

A ce texte, nous en ajouterons un autre où l'apôtre Paul nous fait savoir comment, avec son Dieu, il avait appris à se connaître, et je ne sais s'il vous est arrivé d'apprendre à vous connaître comme lui dans ce miroir de la Parole de Dieu. Voici ce que cet homme avait pu dire de lui. Vous est-il arrivé un jour de parler de vous-même dans ces termes que nous allons entendre maintenant ?

Romains 7/14 :

Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle ; mais moi (Paul le grand apôtre !), je suis charnel, vendu au péché (quelle connaissance de lui-même !). Car je ne sais pas ce que je fais ; je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais. Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par là que la loi est bonne. Et maintenant ce n'est plus moi qui le fais, mais c'est le péché qui habite en moi. Ce qui est bon, je le sais, n'habite pas en moi, c'est-à-dire dans ma chair : j'ai la volonté, mais non le pouvoir, de faire le bien. Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n'est plus moi qui le fais, c'est le péché qui habite en moi. Je trouve donc en moi cette loi : quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi, car je prends plaisir à la loi de Dieu selon l'homme intérieur ; mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres.

Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ?…

Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur !…

Ainsi donc moi-même, je suis par l'entendement esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché.

Et puis un autre texte, chapitre 9 verset 22, de la lettre aux Hébreux :

Presque tout, d'après la loi, est purifié avec du sang, et sans effusion de sang il n'y a pas de pardon.

Il est beaucoup question du sang de nos jours, où que ce soit dans le monde, et ce, pour plusieurs raisons. Il en est question par exemple en raison des bonds en avant de la révolution biologique, du génie génétique. Il est question du sang en raison du sida, d'où précisément ces fameux scandales un peu partout à propos du sang contaminé. Mais disons que, depuis la Haute Antiquité, le sang a presque toujours représenté une valeur que l'homme a approchée avec crainte et respect, persuadé qu'il a été que le sang a quelque chose à faire avec la vie. En effet, savez-vous que le sang garde toujours ses mystères ? Il a été énormément découvert, à propos du sang, mais nous ne savons pas encore tout à son sujet. Le sang, tout un message. En même temps qu'un prodige de création, une merveille, quelque chose d'absolument inouï. Il est bon de temps à autre de s'arrêter quelques instants pour réfléchir aux merveilles de Dieu parce qu'il nous semble que le sang, à lui seul, devrait nous persuader de l'existence d'une intelligence à son origine.

En effet au plan biologique, il est l'une des substances les plus riches qui soient dont nous ne saurions nous passer. Nous ne pourrions faire autrement que de vivre avec du sang dans les veines, encore que nos savants aient réussi à mettre au point un sang de laboratoire (lequel ne nous suffirait pas pour tourner, pour vivre jusqu'au bout de la route : une sorte de sang d'urgence, une sorte de sang d'appoint pour parer au plus pressé surtout lorsque l'organisme a besoin d'oxygène), toutefois il ne s'agit pas du tout du même sang que celui qui coule dans nos veines. Oui le sang donc, quelque chose de tout à fait remarquable. La science ne sait pas encore ce qu'est la vie mais elle est assurée qu'elle a quelque chose à faire avec le sang.

Le sang. Imaginez cela : à l'heure qu'il est, nos meilleurs cerveaux au plan du génie génétique et de la révolution biologique n'ont pas réussi à réaliser un sang ressemblant au nôtre alors que ce sang qui coule en vous ou en moi est constamment créé et renouvelé dans le laboratoire ultra perfectionné de notre corps. Il importe que nous nous en émerveillions. Il nous semble que toute personne normalement faite, en toute possession de ses facultés intellectuelles et mentales, devrait être convaincue de l'existence d'une intelligence admirable à l'origine du sang ! Ce sang est distribué grâce à une sorte de moteur, dans un mécanisme d'automatisme absolument stupéfiant. Heureusement qu'il ne nous a pas été donné d'intervenir dans cet automatisme de notre cœur, qui éjecte notre sang jusqu'aux limites de notre corps, parce que nous pourrions oublier de le faire battre au cours d'un sommeil très profond. Il existe d'autres automatismes : ce sang est projeté depuis le cœur au rythme de quelque cent mille battements par jour. Il importe à présent d'attacher nos ceintures en raison des chiffres qui vont suivre :

Ce même sang est acheminé à toutes nos cellules grâce à un circuit de distribution composé de quelque cent mille kilomètres de vaisseaux sanguins. Alors qu'avec mon épouse nous regardions une série d'émissions sur le sang à la télévision, j'avais dû lui poser la question : " Tu as bien entendu comme moi ? Cent mille kilomètres de vaisseaux sanguins ? " Nous n'avons pas cent mille kilomètres de routes et d'autoroutes en France ! C'est absolument fantastique ! Ceci pour irriguer, nourrir nos quelque trente milliards de cellules, et quand nous savons qu’à l'origine, tout ceci est sorti d'une seule cellule...

Ce même sang, tandis qu'il irrigue, oxygène et nourrit nos cellules, joue aussi les éboueurs en ramassant les ordures (heureusement que lui ne fait jamais grève !), il est là, travaillant sans cesse, éliminant nos toxines par les voies que vous savez. Ce même sang joue aussi les gendarmes en véhiculant les anticorps que notre corps fabrique afin de nous garder des agressions pouvant nous venir du dedans ou du dehors. C'est fou, le sang !

Mais voilà que nous nous trouvons en plein scandale du sang contaminé. Cette merveille de création, cette source de vie fait maintenant trembler en raison du sida...

Sur un plan religieux, le sang est aussi assez intéressant à étudier. Savez-vous que le sang est présent dans toutes les religions du monde ? Présent dans le christianisme, le judaïsme, le bouddhisme et l'islam, et jamais tribu au monde n'a été rencontrée sans un culte faisant référence au sang. Il y a certainement des raisons à cela. Non seulement le sang est très présent dans le Livre saint qu'est la Bible, mais le sang est présent jusque dans certaines idéologies matérialistes athées par exemple, qui prônent la révolution par le sang.

Pour ceux qui ont mon âge, c'est-à-dire qui sont jeunes (et j'en vois ici qui sont très jeunes, car la jeunesse n'est pas une question d'âge. Vous êtes jeunes ici, levez la main… Certains trichent mais ils ont bien fait de lever la main parce que j'ai aussi levé la mienne ! La jeunesse est surtout une question d'état d'esprit et pas une question d'âge, vous en avez qui ont tous leurs cheveux, qui sont jeunes et ont pourtant pris un coup de vieux terrible, tandis que d’autres n'ont plus de cheveux sur le crâne et ont gardé toute leur jeunesse dans leur cœur. Récemment, mon épouse s’est approchée de moi avec une bonne nouvelle :

" Écoute chéri, dans ce numéro de Sélection du Reader's Digest, il y a une histoire pour rire qui va te faire plaisir ", et en effet, alors que quelqu'un se désolait d’une calvitie précoce qu'il n'avait certainement pas souhaitée, une personne était venue vers lui avec ces mots : " Mais tu sais, l'herbe ne pousse jamais sur un volcan ! " Donc s'il y a plus de jeunesse ici, le volcan est là, et je me souviens de ce serviteur de Dieu, cher ami chauve lui aussi, qui avait tenté un jour de m'encourager : " Si tes cheveux tombent, cela n'est pas grave du tout. Au contraire, c’est même tout à fait intéressant parce qu'il n'y a que deux sortes d'hommes : ceux qui ont des cheveux et les autres, qui sont intelligents ! "), je reprends donc, ceux qui ont mon âge se souviennent de ces gardes rouges chinois qui défilaient par millions dans les rues de Pékin avec aux lèvres ce slogan : " Sans effusion de sang, pas de révolution qui vaille ! "

Ce n'est pas ce que dit la Bible qui affirme que sans effusion de sang il n'y a pas de pardon.

Ces gardes rouges avaient lancé un autre slogan et y avaient cru.

Le sang, présent jusqu'au sein de certaines idéologies prônant des révolutions par le sang, est présent également dans certains hymnes nationaux comme c'est le cas du nôtre, la Marseillaise, qui comporte une expression qui fait problème aujourd'hui. Je ne sais pas si le sang est présent dans votre hymne national ? Non ? Vous êtes des gens très paisibles alors que chez nous le sang est bien présent, nous le chantons à gorge déployée très souvent, dans certaines occasions et notamment le 14 juillet : " Qu'un sang impur abreuve nos sillons ! ", Cette expression dérange maintenant parce que ceux chez lesquels coulait ce sang impur sont devenus nos amis. Alors que faut-il faire avec cette expression ? Nos autorités réfléchissent à l'heure qu'il est à l'éventualité de la gommer parce que nos amis allemands et tous ces amis contre lesquels nous avons été en guerre nous regardent de travers, mais dans quelques instants, nous allons préciser les choses et dire qui porte en lui un sang contaminé.

Le message du sang : quelque chose de formidable. Que dit encore la Bible à propos du sang ? Au livre du Lévitique 17/11 : L'âme de la chair est dans le sang… et verset 14 : L'âme de toute chair, c'est son sang qui est en elle.

Qu'a-t-elle voulu enseigner par là ? Que le sang est donc la vie, il correspond à la vie physique, il représente la vie et en tant que synonyme de vie, le sang devient tout un symbole pouvant aller jusqu'à désigner beaucoup plus que ce liquide de couleur rouge et nourricier qui se répand dans nos veines. Ce sang peut aller jusqu'à désigner un tempérament, la personne, la personnalité et ne plus rien avoir à faire avec ce liquide rouge qui circule en nous.

A propos d'untel qui reste calme en toutes circonstances : " Celui-là, c'est quelqu'un de sang-froid. " Il n'a pas le sang plus froid que le nôtre (si sa température descend au-dessous de 37°, cela ne va pas), pourtant, en raison de son calme et de son courage, on ose dire que c'est quelqu'un de sang froid.

Pour d'autres on dira tout à fait le contraire : ils ont le sang chaud. Mais pas plus chaud que le nôtre ! En effet les Espagnols, les Italiens, dans le midi de la France, ont le sang chaud. Pour parler de tempérament.

A Paris, nous avons même une autre expression pour dire d’un être qui n'a guère de personnalité : celui-là, il n'a pas de sang dans les veines ! Heureusement qu'il en a, parce qu'il ne pourrait pas vivre ! Et d'ajouter : il a du jus de navet !

Et voilà le sang nous parlant de tout autre chose que de ce liquide rouge, prodige de création dont nous avons parlé tout à l'heure.

Nous lisons au livre de la Genèse cette parole de Dieu disant à Caïn, aussitôt le meurtre d'Abel consommé : La voix du sang de ton frère crie de la terre jusqu'à moi. Maintenant le sang qui parle. Quand le sang est ainsi personnalisé, il devient l'âme. Voilà pourquoi la Bible dit que l'âme ou la vie de la chair c'est son sang qui est en elle et le sang est très souvent personnalisé.



A propos de quelqu'un qui ment comme il respire, ne disons-nous pas qu’il a ça dans le sang ? Prenez un peu de son sang, portez-le en laboratoire et demandez la recherche de la dose du mensonge dans ce sang-là, vous les embarrasseriez ! Il a pourtant ça "dans le sang" !

Il n'y a pas que le mensonge que nous avons dans le sang, il y a toutes ces passions qui coulent dans nos veines et à propos de ce qui coule en nous, le Seigneur nous a indiqué : Ce qui coule dans nos veines, les mauvaises pensées. Il a donné une sorte de descriptif du péché. Les mauvaises pensées nous coulent dans les veines, ça colle à nous comme notre peau, nous ne pouvons ni nous en défaire ni nous en guérir. Les adultères, les meurtres, les vols, les cupidités, les méchancetés, la fraude, les dérèglements, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie, toutes ces choses coulent au-dedans de nous et c'est vrai pour tous en même temps que pour chacun et chacune en particulier. C'est le Christ qui dit vrai, mais alors quand on parle de ces choses, il ne s'agit plus du sang physique, fait de globules rouges, de globules blancs, de plaquettes etc. et autres nombreux mystères encore, mais de ce sang devenu alors la vie profonde, devenu l'être fondamental, devenu l'âme ; en parlant de cette façon, le Seigneur a voulu nous démontrer que nous sommes tous corrompus au-dedans, au niveau de notre vie profonde. Si nous voulions être honnêtes quelques instants avec nous-mêmes, à la lumière des textes de Christ nous serions obligés d'accepter ce diagnostic.

Voilà pourquoi l'apôtre Paul s'est exprimé de cette façon-là : Je suis vendu au péché, ce qui est bon je le sais n'habite pas en moi, c'est-à-dire dans ma chair.

Vous est-il arrivé réellement d'apprendre à vous connaître de cette façon ? Le Seigneur a voulu ces rencontres afin que nous apprenions à nous connaître tels que Lui nous connaît chacun et chacune. Nous sommes tous orgueilleux, personne ne fait exception. La Bible affirme que notre orgueil est une sorte de miroir déformant, nous renvoyant une image de nous-mêmes qui n'est pas exacte et nous trompe sur nous-mêmes. N'est-il pas vrai que nous avons, la plupart du temps, une opinion de nous-mêmes qui se tient et que si le monde ne va pas, ce n'est jamais de notre faute, mais toujours la faute de ceux qui sont autour de nous ? C'est bien là la preuve que nous ne nous connaissons pas.

Dans un premier temps, lorsque j'ai été approché par Ralph Shallis, ce serviteur de Dieu qui m'a évangélisé, cet homme qui m'a conduit au Seigneur, je me souviens que je n'avais pas du tout accepté son message parce que dans notre quartier, on nous qualifiait de famille "bien" : un père dans l'enseignement, des frères et sœurs poursuivant leurs études, nous jouissions d'une bonne réputation. Et voici que quelqu'un vient vers moi pour me dire : " Le Seigneur t'aime mais Il me dit quand même que tu es un pauvre type ! " J'avais mal encaissé parce qu'à l'époque, outre que j'avais tous mes cheveux, je faisais de bonnes études et j’étais sportif et de surcroît sélectionné dans l'équipe de France de volley-ball junior. Le Seigneur s'est servi de cet homme venu faire du sport avec nous pour nous atteindre et savez-vous que tous ces joueurs qui avaient été sélectionnés avec moi sont à présent serviteurs de Dieu ? Ils prêchent l'Évangile dans le monde, c'est aussi mon cas, ils bâtissent des Églises… C’est sur un terrain de sport qu’ils ont été rencontrés par cet homme, c'est quand même quelque chose de remarquable ! A celui qui vous parle, il en avait fallu du temps pour accepter le message du Seigneur ! Mais, un soir, j’ai dû reconnaître que c'était lui qui disait vrai à mon sujet et non pas du tout cet entourage qui nous applaudissait et nous reconnaissait comme des gens "bien". Lorsqu'on les considère de loin, les gens sont toujours bien, mais approchons-nous de plus près…

Nous ne nous connaissons pas tels que nous sommes.

La Bible dit que Dieu nous connaît.

Comme Paul, il m'est arrivé de crier à mon sujet : misérable que je suis ! Mais heureusement que j'eus en face de moi ce Dieu qui est l'Amour dans Sa Personne et qui avait pu m'accueillir tel que j'étais, pécheur perdu avec, dans sa vie profonde, une corruption. Et nous en sommes tous là, le Seigneur ne veut pas que nous nous bercions d'illusions. De telle manière que nous sommes tous porteurs d'un sang contaminé par le péché, c'est-à-dire animés d'une existence qui a été souillée par la révolte, la désobéissance.

La Bible enseigne que nos premiers parents sont Adam et Ève : l'homme ne descend pas du singe, la Bible affirme que l'homme et la femme ont été créés par Dieu à partir d'actes de création qui se sont nettement distingués de la création du règne animal, et même si l'homme a été fait au sixième jour de la création comme ce fut le cas pour les animaux, il a quand même été fait homme et femme en image de Dieu. La Bible nous apprend que nous sommes tous issus de ces premiers parents, lesquels, dans les premiers temps, avaient eu dans leurs veines, c'est-à-dire dans leur vie profonde, un sang innocent, mais qu'en raison d'un acte de désobéissance délibéré, le péché est entré dans le monde, il est entré dans leur vie et à partir de là, leur sang en avait été empoisonné et contaminé. Nous sommes tous héritiers de leur sang.

En Actes 17/26, la Bible nous atteste qu’Il a fait que tous les hommes, sortis d'un seul sang, habitassent sur toute la surface de la terre. De telle manière que le sang qui coule en vous, qui coule en moi, nous l'avons hérité d'Adam et Ève, sang désormais contaminé et empoisonné par la désobéissance et par le péché. C'est ce sang qui a transmis cette hérédité du péché d'une génération à l'autre et c'est aussi pour cette raison-là que, précisément, souvent nous n'en pouvons plus de vivre ce que nous vivons sur cette terre, parce que notre sang a été contaminé par le péché.

S'il y a, coulant dans nos veines, tout ce que nous avons évoqué, il y a aussi la guerre. Au Psaume 55/22, il est écrit que la guerre est dans le cœur de l'homme. Voilà qui explique nos problèmes en ex-Yougoslavie, au Rwanda et dans tant d'autres pays du monde : la guerre est dans le cœur de l'homme.

C'est tellement vrai, que cette même guerre peut revêtir d'autres formes et se retrouver dans nos foyers, opposant, dressant les conjoints l'un contre l'autre : les guerres domestiques. Je ne veux pas réveiller chez certains des souvenirs pénibles, mais ces guerres domestiques finissent lamentablement dans le divorce. Vous êtes peut-être une personne divorcée, ne vous voyez pas jugée, ni par le Seigneur, encore moins par nous, parce que le Seigneur a affirmé que son Père L'avait envoyé vers nous dans un premier temps, non pas pour nous juger, mais pour nous sauver. De telle manière que le Seigneur vous aime même si vous êtes une personne divorcée, et ce soir, pour vous sauver, Il voudrait vous attirer à Lui tellement Il vous aime. Nous nous livrons bataille, quelque chose d'inouï de par le monde, car la guerre coule dans nos veines.

Qui peut nous guérir de tout ce qui circule dans nos veines ? Sommes-nous prêts ce soir à accepter ce que la Bible nous conseille à notre sujet et c'est la Bible qui dit la vérité. Par exemple, vous avez été parents, père, mère, vous avez eu les plus beaux enfants de la terre : sont-ils de petits saints ceux que vous avez mis au monde ? Avons-nous dû apprendre à nos enfants à mentir ? Nous ne leur avons jamais appris à mentir, nous avons tenté le contraire, nous avons tout fait pour qu'ils ne nous mentent jamais. Avez-vous réussi, vous ? Si oui, alors venez vers moi pour me communiquer votre truc, parce qu'avec Jeanne, nous avons complètement échoué…

Comment le petit enfant réussit-il à mentir très jeune ? Alors qu'il est encore bébé et ne parle pas très bien, il vous sort des monstruosités, cela coule en lui.

Lorsque nos filles étaient petites (nous avons eu de jolies filles, et c'est tellement vrai, elles ressemblent à leur papa !), je me souviens qu’un jour nous avons dû mettre un peu d'ordre parce que notre seconde, de ses tendres quenottes, de ses premières dents qu'avec mon épouse, nous avons dû attendre presque religieusement (à quand cette première quenotte ?), enfin, une fois ces dents arrivées que nous avions attendues avec tant d’impatience, Élisabeth avait mordu au bras Myriam, sa sœur aînée de deux ans. Myriam accourut vers nous en larmes, le bras douloureux : " Élisabeth m'a mordue ! " Mon épouse et moi avions donc dû mettre de l'ordre dans cette situation et puis, nous nous étions posé la question : " Qui lui a appris à mordre ? " A l'époque, elle n'allait pas à l'école, elle était toujours avec nous et les seules personnes sur lesquelles elle aurait pu copier ce geste étaient mon épouse et moi-même, mais je puis vous dire qu'avec Jeanne on ne se mord jamais !

C'est bien la preuve que le péché habite le cœur de l'enfant. La Bible interroge : Comment d'un être souillé sortira-t-il un être pur ? Et David de s'être écrié au Psaume 51 : Je suis né dans l'iniquité, et ma mère m'a conçu dans le péché. Le péché est le plus grand problème de la race humaine, c'est lui qui est le responsable de tout ce qui nous arrive et à l'origine, le péché n'était pas dans les desseins de Dieu, il est intervenu comme un très sérieux accident de parcours pour faire de nous des êtres porteurs d'un sang contaminé par le péché.

Au plan physique, lorsque par exemple quelqu'un est ainsi atteint d'une maladie incurable, on se met en quête d'un sang sain pour lui venir en aide, d'où précisément ce scandale du sang contaminé puisque que ce sang qui a été diffusé et distribué était porteur du sida. Couramment, c'est d'un sang sain dont on se met en quête pour venir en aide aux grands malades.

Ainsi en est-il au plan moral et spirituel : selon la Bible, nous sommes tous de grands malades mais nous refusons de l'accepter : nous sommes tous malades du péché. Notre chance est que Dieu nous aime. La Bible affirme que Dieu abhorre littéralement le péché, Il ne l'aime pas, surtout pas, mais Il aime le pécheur et cela constitue toute notre chance d'être sauvés. Dieu Lui-même, dans Son intelligence infinie, dans Sa sagesse, en même temps que dans Son amour, a mis au point un plan de rédemption pour l'homme, afin de le tirer d'affaire et de le guérir de la plus horrible des pestes qui soient : le péché. Il n'y a pas de peste aussi horrible que le péché. En tant qu'humanité, si nous commencions de trembler devant le péché comme nous tremblons devant le sida, il y aurait un immense espoir pour les hommes.

Il y a quelques années, en Belgique, le Seigneur m'a donné de conduire à Lui un sidéen. Cet homme ne s'était pas révélé de cette façon, c'est après être venu au Christ qu'il m'avait signalé : " Je suis un sidéen ". Je l'avais regardé pour lui répondre : " Monsieur vous n'avez pas du tout l'air d'être malade ", et il m'avait alors expliqué qu'il existait deux sortes de sidéens : ceux que l'on appelle les séropositifs, dont il était, qui peuvent donner le sentiment d'être en pleine forme mais il reste qu'ils ont attrapé le virus de la mort. Et puis ceux qui sont envahis par la maladie et se meurent sur les lits d'hôpitaux. Tandis qu'il m'expliquait cela, j'avais pu faire dans ma tête un parallèle avec le sida et le péché, car vous en avez qui, tout comme les séropositifs, vous donnent l'impression d'être tellement bien parce que cachés sous des dehors resplendissants, à la limite impressionnants tant ils sont habillés d'honorabilité, de respectabilité, de religiosité (vous leur auriez donné comme on dit, le bon Dieu sans confession !), tant ils donnent bonne impression. La Bible affirme que ceux-là aussi ont attrapé le virus du péché. Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. Vous avez aussi ceux qui peuvent porter sur leur visage en même temps que dans leur comportement qu'ils sont réellement des pécheurs. Ils existent aussi parmi les humains en parlant du péché. Comme le sida, le péché est un mal incurable. La Bible dit que l'âme qui pèche est celle qui mourra et insiste : l'homme ne peut rien pour son péché. La science ne peut rien, la philosophie non plus, la religion non plus.

Nous voici tous condamnés par le péché, et ce, de manière incontournable, où que nous allions sur cette terre, tous les hommes en sont là, la Bible affirmant qu'il n'y a, sur la terre, point d'homme juste qui fasse le bien et qui ne pèche jamais. Ce péché qui nous coule dans les veines, qui pourra nous en guérir ? Nous disions tout à l'heure que, pour venir en aide au grand malade, on recherche un sang sain pour une transfusion éventuelle. Face au péché, il faut que nous nous mettions en quête d'un sang sain lui aussi, mais cette fois, S.A.I.N.T, c'est-à-dire d'un sang pur, d'un sang juste, d'un sang exempt de toute souillure.

Mais où est-il celui qui est porteur d'un sang saint ? Je cours le monde, je n'en ai jamais rencontré. Tous ont péché, alors où est-il ? Voilà pourquoi le Christ est venu il y a deux mille ans, seul homme à avoir porté un sang pur, un sang saint, un sang juste, un sang propre : c'est pour toi qu'Il est venu, c'est pour moi qu'Il est venu, afin que puisse s'établir entre Lui et nous, mais sur un plan spirituel et moral, une sorte de transfusion sanguine, la Bible assurant que le sang de Jésus-Christ, le Fils de Dieu, nous purifie de tout péché. Telle est la réponse à ces êtres que nous sommes, tous porteurs d'un sang empoisonné : Christ est venu pour nous donner Son sang, c'est-à-dire pour nous donner Sa vie, Sa vie pure, Sa vie propre et ce fut un cadeau du Ciel à la terre, un cadeau du Père des Cieux au pécheur perdu dans sa corruption.

Mais encore faut-il accepter pour nous ce sang précieux de Jésus-Christ ! La Bible dit que le sang de Jésus-Christ purifie nos consciences des œuvres mortes du péché afin que nous servions le Dieu vivant. Tout l'espoir est précisément dans le Christ et dans cette vie qu'Il a offerte pour nos péchés sur la Croix du calvaire. La Bible prévient qu'il nous faut absolument plaider ce sang pour nous. Nous mettre à l'abri de ce sang, lequel nous purifie de tout péché, lequel nous délivre de tout péché et ce, par amour : A celui qui nous aime et qui nous a délivrés de nos péchés par son sang. Quelle joie ! quelle chance ! pour le pécheur aujourd'hui, où qu'il se situe au monde, sous quelques cieux que ce soit, la réponse et l'espoir : le sang de Christ ; sinon c'est sans issue. Vous n'arriverez jamais à vous guérir de vos péchés par vos bonnes œuvres, ce n'est pas possible. La Bible affirme en Éphésiens 2/8 : C'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Ce n'est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.

Si nous pouvions nous sauver par les œuvres, jamais le Christ ne serait venu pour nous donner Son propre sang, pour nous donner Sa vie. La Croix a manifesté que notre péché personnel est grave aux yeux de Dieu. Il s'agit-là, je le répète, d'une peste épouvantable dont nous pouvons guérir grâce au sang de Christ.

Si ce soir vous vouliez plaider ce sang, vous en remettre à la Croix pour l'expiation de vos péchés, la Bible précise que le Christ a pris votre péché personnel, le mien personnel comme si nos péchés personnels avaient été les Siens, et Il a dû mourir à cause de nos péchés dans des conditions absolument épouvantables. Il a été pendu entre ciel et terre, tout couvert de poussière, de sueur et de sang. Il expiait ton péché parce que tu ne pouvais rien pour ton péché. Il expiait le mien. Il portait tout ce qui nous charge, nous écrase, nous tue, allant jusqu'à porter même l'enfer que nous méritions chacun, par cet abandon qu'Il a dû souffrir de la part de son Père : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?

Le message de la Croix, un message d'amour : quel message ! Ce soir, il nous faut accepter ce message de l'amour de Christ sur la Croix, mourant à notre place pour nos péchés, mourant pour nous donner Son sang, ce sang juste, pur, propre. Lui seul a été en possession de ce sang saint. C’est pourquoi seul Lui peut faire quelque chose pour toi maintenant.

Que faire ? Il faut venir au Christ tels que nous sommes, ce que j'ai dû faire, pour Lui dire : Seigneur, aie pitié du pécheur que je suis. Je me reconnais pécheur devant Toi. La Bible dit que si on ne veut pas se reconnaître pécheur, il n'y a pas de salut possible pour nous. La Bible affirme que le ciel sera rempli de pécheurs sauvés par grâce. L'enfer, lui aussi, sera rempli de pécheurs, mais de pécheurs qui auront refusé la grâce en même temps que le sang de Christ.

Ne prenons pas ce redoutable risque de refuser le sang de Christ qui a été donné pour chacun à la Croix du calvaire pour la purification de nos péchés et j'aime affirmer ceci : le Ciel est pour des pécheurs sauvés. Le Seigneur veut vous sauver ce soir, pas demain, peut-être ou plus tard, non. La Bible dit c'est maintenant le moment favorable. Il suffit donc de se reconnaître pécheur et de venir au Christ tel que nous sommes. De venir à la Croix, d'accepter que Celui qui est mort sur la croix est mort pour soi, personnellement. Qu'Il a porté notre péché, qu'Il en a réglé définitivement la question et qu'Il est, par le fait, la porte du salut. Jésus a affirmé : Celui qui entre par moi sera sauvé. Il faut venir, Il est le Sauveur, Il t'aime. Il t'aime comme personne ne t'aime ici-bas. Quand je l'ai découvert !.. Voilà pourquoi j'ose dire que mon épouse est mon deuxième amour, et elle l'accepte, souvent elle est dans l'auditoire et ne me fait pas les gros yeux parce qu'elle sait que mon premier amour, c'est le Seigneur. Mais je l'aime dans le Seigneur. Quelle joie de se savoir aimé par le Christ, lequel veut notre salut ! Toute la question est de savoir si le pécheur, lui, veut être sauvé.

Le voulez-vous ce soir ? Je vous appelle à venir au Christ pour vous placer à l'abri de Son sang. Je vous invite à plaider ce sang pour vous, pour la purification de vos péchés maintenant. Pour la guérison de votre péché maintenant.

C'est une chance que nous puissions encore prêcher ce message dans ce lieu ce soir, en Belgique. Alors n'hésitons plus, venons au Christ tels que nous sommes. Il nous accueille ce soir, c'est Sa promesse. Savez-vous ce qu'Il a promis dans l'Évangile ? Je ne mets point dehors celui qui vient à moi. Alors il faut venir tels que nous sommes, je vous y invite.

Que le Seigneur vous bénisse abondamment !

Amen !